LA MALADIE DE BOUVERET

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LA MALADIE DE BOUVERET

DEFINITION

Cette maladie est définie comme la survenue d’une tachycardie intermittente, provoquée par une anomalie de la conduction de l’influx nerveux dans le cœur.

Il s’agit d’une maladie non rare, qui a bénéficié dernièrement des progrès thérapeutiques. En effet, son traitement radical repose actuellement sur l’ablation du tissu conductif pathologique localisé dans le cœur responsable de cette tachycardie.

Très fréquemment, la maladie de Bouveret ne révèle pas de maladie cardiaque autre.

TRAITEMENT

1 - La maladie de Bouveret bien tolérée

Des médicaments sont administrés par voie intra-veineuse, en milieu spécialisé, permet de briser la tachycardie. L'électrocardiogramme est enregistré en continu.

2 - La maladie de Bouveret mal tolérée

- Traitement de fond de la maladie

Les béta-bloquants, le vérapamil, l'amiodarone voire les digitaliques peuvent être employés. On observe sous ces traitement un espacement des crises et surtout une plus grande sensibilité aux manœuvres vagales.

3 - La maladie de Bouveret dangereuse

Le tissu conductif cardiaque responsable de la tachycardie est détruit par chauffage émis par un courant de radiofréquence. L'électrofulguration est encore utilisée de nos jours.

L'efficacité de cette méthode avoisine les 90%. De plus en plus souvent, les Bouveret sont traités par cette méthode, permettant d'éviter le traitement médicamenteux.

LES SYMPTOMES

Il s'agit de crises de palpitations à début et fins brusques, sans aucun élément déclenchant. Un élément souvent rapporté est la régularité de la tachycardie. L'anxiété dépend du degré d'accoutumance du patient à cette tachycardie.

Une émission abondante d’urine est fréquente après la crise.

Parfois, lorsque le malade à l’habitude de ces crises, il les fait disparaître en réalisant des petits gestes tels que la provocation du réflexe nauséeux, la compression des globes oculaires ou encore le massage de l’artère localisée au niveau du cou, l’artère carotide.

COMMENT ETABLIR LE DIAGNOSTIC ?

La pratique de l’électrocardiogramme par le médecin, en période de crise, est l’élément primordial.

Il montre une tachycardie régulière, battant à 180-200/min.

BILAN

La tolérance est jugée sur la fréquence des crises et leur sensibilité aux manœuvres dites « vagales » (compression des globes oculaires…..). Les cas bénins et rares ne nécessitent aucune exploration complémentaire.

Dans le cas contraire et aussi quand il y a eu perte de connaissance brève, il y a nécessité de réaliser un bilan. Dans ce cas, le cardiologue réalise un enregistrement de l’activité électrique du cœur à l’aide d’une sonde directement introduite dans le cœur (voir la fiche sur l’exploration électrophysiologique).

Dans le cas du Bouveret, cette exploration se propose de déclencher une fibrillation auriculaire. Si cette stimulation déclenche une tachycardie rapide et dangereuse, alors une ablation du tissu conductif malade est effectuée.

Cette ablation consiste à réaliser un tir de radiofréquence sur le nerf malade qui sera ainsi détruit, supprimant définitivement la maladie de Bouveret.




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