Faut-il interdire les cabines à bronzage ?

Actualité culinaire d'algérie

Faut-il interdire les cabines à bronzage ?

'Académie de médecine réitère ces injonctions quant aux dangers liés à l'usage des cabines de bronzage. Parallèlement, une enquête du magazine Que-Choisir démontre que la réglementation n'est même pas respectée dans la plupart des centres inspectés : mises en garde, lunettes, interdictions aux mineurs, libre-service sous surveillance…

Les usines à soleil sont de plus en plus sollicitées, avec une croissance de 30% par an depuis trois ans. En France, on dénombre 200 centres de bronzage, 3.200 instituts de beauté équipés et 40.000 bancs solaires. Deux à trois nouveaux centres ouvrent chaque année.

Devant cet engouement, l’Académie de médecine rappelle que « les expositions artificielles aux UVA n’apportent aucun bénéfice à la santé. Au contraire, elles sont dangereuses, provoquant des lésions cutanées dont la guérison ne peut être contrôlée avec précision ».

Certes, les UV artificiels ne sont peut être pas plus toxiques que l’exposition solaire, mais les doses reçues se cumulent à celles subies naturellement.

De plus, le bronzage acquis lors de ces séances ne protège pas efficacement contre les expositions naturelles ultérieures. En effet, les rayonnements des centres sont principalement constitués d’UV de type A. Or, seuls les UVB permettent de développer une certaine protection de la peau en stimulant sa réaction d’auto-défense. L’épaississement cutané temporaire joue également un rôle important dans la protection de la peau. Comme celui-ci s’acquiert lentement, quelques séances de bronzage ne suffiront pas. Au final, déjà bronzé, on se donne l’illusion d’être protégé, ce qui conduit à s’exposer plus longtemps.


Déjà alerté à la fin des années 1990, les pouvoirs publics avaient imposé une réglementation obligeant les établissements à réviser leurs appareils, à informer la clientèle et à leur recommander un certain nombre de précautions : lunettes, délai minimal de 48 heures entre deux expositions, interdiction aux mineurs, etc.
Mais selon l’enquête menée par Que-Choisir l’ensemble de cette réglementation est bafoué. Plus du tiers des 450 solariums visités sont non conformes.
La formation des professionnels est très insuffisante et nombre d’affirmations entendues dans les centres sont soient totalement fausses, soit des prétextes : les UV ont des effets antidépresseurs, sont bons pour le moral, anti-stress, bénéfiques pour la peau, protègent des cancers, etc.
Le pire, sur 25 centres, 22 étaient prêts à accueillir des mineurs. Or il faut savoir que 80% des mélanomes, les cancers de la peau les plus graves, sont liés à une surexposition au soleil avant 18 ans.


Alors, faut-il interdire les cabines à soleil ?

Pour les académiciens, les dispositions réglementaires sont susceptibles de donner une caution officielle à cette pratique de bronzage et d’apporter une fausse impression de sécurité.
Tout en déconseillant formellement l’usage des UV artificiels qui sont dénoncés dangereux par les médecins, ils réclament au moins pour l’instant que les pouvoirs publics renforcent leurs mises en garde et veillent à leurs applications.
De son côté, Que-choisir, insiste pour que des actions soient menées auprès du grand public.

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