Robinet ou bouteille : haro sur l'eau !

Actualité culinaire d'algérie

Robinet ou bouteille : haro sur l'eau !

L'eau n'est pas aussi potable que l'on pourrait le croire ! C'est ce que souligne un rapport alarmant dévoilé au Sénat. En France, l'eau du robinet serait polluée, tout comme l'eau en bouteille ! Comment protéger les ressources ? Faut-il créer une police de l'eau ?

Une pluie d'enfer…

Difficile de boire aujourd'hui une eau totalement pure ! Pour mémoire, il faut rappeler que l'eau de pluie est à l'origine de toutes les réserves exploitées (nappes souterraines, rivières…). Or la pollution atmosphérique entraîne directement une pollution des eaux (les fameuses pluies acides par exemple, sont liées à la présence de dioxyde de soufre). Cette eau contient ainsi des sulfates, du sodium, du calcium, de l'ammonium, et même des nitrates et des pesticides ! Bien sûr les quantités sont variables selon les régions : les côtes atlantiques ont une eau de pluie plus chargée en chlorures, potassium, sodium et les régions agricoles sont plus chargées en nitrates.

Résultats : l'eau de pluie n'est pas potable telle quelle, notamment en raison de son acidité et de sa teneur en ammonium.

Une pollution à plusieurs niveaux

Avant d'atteindre les nappes ou les rivières, l'eau de pluie ruisselle ou passe au travers des sols. Elle se charge alors d'impuretés et de polluants divers. Sans compter en ville la pollution automobile et le ruissellement sur les parties métalliques des toitures et des gouttières qui charge l'eau en zinc ou en plomb. L'eau qui se trouve dans les nappes souterraines n'est pas non plus totalement pure. Elle se charge en minéraux (plus ou moins désirables) en fonction de la roche qui l'entoure :

*Les eaux de roches granitiques peuvent être naturellement chargées en arsenic, aluminium, fer et manganèse ;
*Les eaux des roches calcaires sont naturellement chargées en calcium, magnésium, parfois en fer, fluor, manganèse ;
*De manière générale, les eaux acides peuvent être chargées en aluminium.

A cela vient s'ajouter la pollution agricole et industrielle...


L'agriculture sur la sellette

Bien sûr, l'agriculture est un des grands accusés de la pollution de l'eau. Au premier rang, les nitrates sont en ligne de mire. Ceux-ci sont dus à l'utilisation des engrais azotés qui sont ensuite lessivés par les pluies. La solution : une utilisation plus raisonnée et aussi l'aménagement des captages. Les pesticides sont les autres grands accusés. La contamination des eaux par ces produits est incontestable. Au moins 60 % des captages d'eaux seraient pollués par des produits phytosanitaires. En ce qui concerne les pollutions d'origine industrielle, la situation s'est nettement améliorée. Mais nous sommes aussi tous responsables d'une partie de la pollution, chaque foyer envoyant des eaux usées dans la nature. Citons notamment le cas du phosphore rejeté avec l'eau de lessive. Sans oublier les médicaments, cosmétiques, et autres produits qui viennent s'ajouter à toutes les substances libérées…

Des microbes à boire

Plus inquiétant encore, la présence de bactéries dans l'eau potable. Dans certaines régions, les habitants seraient plus exposés aux bactéries d'origine fécale (animales ou humaines) qu'aux nitrates ou aux pesticides ! Selon un rapport de l'institut de veille sanitaire, les eaux non conformes pourraient être responsables de 10 à 30 % des gastro-entérites aiguës. Il faut également prendre en compte les problèmes de légionelles, qui entraînent une infection respiratoire. Or certains agents ne sont plus éliminés par l'ajout de chlore…

L'eau en bouteille vraiment plus sûre ?

De plus en plus de Français n'ont plus confiance en l'eau du robinet. La consommation de bouteilles a été multipliée par deux en 20 ans (130 litres par an et par habitant). Pourtant de plus en plus d'eaux en bouteille ne sont pas conformes aux normes sur l'eau de consommation. Elles seraient ainsi théoriquement qualifiées de non-potables ! De plus, certains éléments ne doivent être consommés qu'en petites quantités pour être bénéfiques pour la santé. C'est le cas du fluor par exemple, présent en grandes quantités dans plusieurs eaux minérales.

Comment réagir ?

Pour remédier à ce problème croissant de qualité de l'eau, le rapport remis au sénat propose plusieurs solutions :

*Créer de véritables zones de protection autour des lieux de captage de l'eau ;
*Aménager des couloirs de protection autour des cours d'eau, dans lesquelles des zones tampons boisées en enherbées seront créées ;
*Faire changer les pratiques agricoles, en liant le versement des subventions au respect de bonnes pratiques environnementales ;
*Créer une véritable police de l'eau, avec des sanctions réelles et dissuasives ;
*Pour permettre aux propriétaires de changer toutes leurs canalisations en plomb, il est proposé de les dispenser momentanément de l'obligation de ravalement.

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