Obésité : les femmes en première ligne

Actualité culinaire d'algérie

Obésité : les femmes en première ligne

L’obésité continue de progresser en France, selon l’enquête Obépi 2006. Certes, l’augmentation semble ralentir, mais cela concerne surtout les hommes et les cadres supérieurs. Les femmes sont les premières victimes, avec un tour de taille qui ne cesse d’augmenter, notamment chez les plus jeunes. Les filles d’aujourd’hui sont en moyenne plus grosses que leurs mères ! Revue de détail.






Tous les trois ans, l’étude Obepi, menée par l’institut TNS Sofres, les laboratoires Roche, le Dr Marie-Aline Charles et le Pr Arnaud Basdevant, nous montre l’évolution du surpoids et de l’obésité en France. Et les résultats sont à la fois rassurants et inquiétants…

Un ralentissement à confirmer

Avant tout, l’enquête menée sur 20 000 foyers confirme que l’obésité progresse toujours en France. En se basant sur leur indice de masse corporelle (IMC), on constate que 12,4% des Français sont obèses (contre 11,3 % en 2003 et 8,2 % en 2000), c’est-à-dire ont un IMC supérieur à 30. Point positif : cette évolution semble subir un ralentissement sur les trois dernières années, même si les formes les plus graves continuent de progresser. En ce qui concerne le surpoids (IMC entre 25 et 30), la fréquence n’augmente pas : 29,2 % de la population (soit 13,9 millions de personnes en 2006). Au total, un tiers des Français est aujourd’hui en surpoids ou obèse.

Qui est épargné ?

Cet infléchissement de l’augmentation l’obésité et cette stagnation du surpoids sont rassurants. Il semble donc qu’il soit possible d’empêcher la progression de ce fléau, et de ne pas suivre indéfiniment les courbes américaines avec quelques années de retard. Mais il faut d’abord reconnaître que, tant que cette tendance n’est pas confirmée par d’autres études, il sera prématuré de crier victoire. Et si l’on regarde les chiffres en détail, on constate que cette "bonne nouvelle" cache une réalité moins positive. Dans le détail, ce sont les classes aisées, essentiellement les cadres supérieurs (plus de 5 000 euros de revenus pas foyer) chez qui la baisse de l’obésité est la plus faible. Et en la matière, la parité n’est pas respectée…

Les femmes plus exposées

Le constat de cette étude est en effet alarmant pour les femmes : chez elles, non seulement l’obésité est plus répandue que chez les hommes, et mais ce problème progresse plus vite. Dans le détail, l’obésité a augmenté de près de 65 % chez les femmes, contre 40 % chez les hommes en près de 10 ans. Aujourd’hui, 13 % des femmes sont en surpoids contre 11,8 % des hommes. Avec des différences incroyables dans certaines classes d’âge : 14,7 % des femmes entre 35 et 44 ans contre 11,5 % des hommes du même âge. Et une comparaison entre générations s’avère instructive : l’augmentation de la fréquence des cas d’obésité a touché toutes les générations nées au 20e siècle, de plus en plus tôt et de plus en plus fort à chaque fois. Ainsi, les femmes sont en moyenne plus fortes que leurs aînées lorsqu’elles avaient même âge. On se retrouve même aujourd’hui avec des femmes autour la trentaine qui ont en moyenne un taux d’obésité aussi important que celui de leurs mères.

Des hommes plus ronds

Certes, il faut reconnaître que les femmes ne sont pas totalement victimes des kilos : le surpoids (IMC entre 25 et 30) reste un problème masculin. En effet en 2006 35,6 % des hommes sont en surpoids, contre 23,3 % des femmes. Mais il faut souligner que chez ces messieurs, cet excès de kilos a baissé alors qu’il est resté sensiblement identique chez ces dames. Et le tour de taille des femmes, marqueur du risque de troubles cardiovasculaires, est plus inquiétant chez celles-ci : 35 % des dames dépassent le seuil de dangerosité (88 cm) contre 27,1 % des hommes (plus de 102 cm). Le tour de taille a ainsi augmenté de 2,4 cm en 9 ans chez les hommes, contre 4,5 cm chez les femmes.

Sensibilité féminine

Comment expliquer que les femmes soient ainsi plus sensibles que les hommes à l’obésité ? D’autant que les études de type Suvimax montraient que celles-ci avaient une alimentation plus équilibrée ! Les hypothèses pourraient être que les femmes sont finalement plus sensibles à l’augmentation de la sédentarité (parce qu’elles ont moins de masse musculaire que les hommes par exemple : donc elles brûlent moins de calories au repos et "compensent" moins l’inactivité). Autre hypothèse : les hormones, qu’il s’agisse des grossesses, de la contraception ou d’autres traitements qui pourraient favoriser la prise de poids. Ou alors il existerait un mécanisme qui favoriserait l’aggravation de l’obésité chez les femmes, une fois que celles-ci voient leur indice de masse corporelle dépasser 30. Mais l’exemple américain plaide contre une particularité physiologique : là-bas, c’est chez les femmes que l’on observe au contraire une baisse de l’obésité. Chez les jeunes femmes, la fréquence plus grande de ce trouble pourrait traduire d’un changement des comportements alimentaires, vers une alimentation plus riche et moins équilibrée.

On saura lors de la prochaine étude, en 2009, si les femmes sauront inverser cette tendance et reprendre leur poids en main

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