Asthme : comment bien gérer son traitement ?

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Asthme : comment bien gérer son traitement ?

L'asthme touche 2,5 à 3,5 millions de Français. L'asthme perturbe fortement la qualité de vie du malade et est malheureusement la cause d'environ 63.000 hospitalisations et 2.000 décès par an en France. La prise en charge de la personne asthmatique peut donc être encore largement optimisée.

Inflammation chronique des bronches



Cette maladie inflammatoire chronique et réversible des bronches concerne 5% de la population : 10 à 15% de jeunes adultes et adolescents, et 8 à 10% d'enfants en âge scolaire.
Lorsqu'une crise d'asthme se déclenche, il se produit une obstruction bronchique, une contraction des muscles et une inflammation des bronches. L'air passant alors difficilement, une oppression du thorax, une respiration sifflante, une toux et un essoufflement se manifestent. La crise se termine souvent spontanément dans un délai de quelques minutes à quelques heures, mais peut aussi se prolonger quelques jours, c'est ce que l'on appelle une exacerbation.

Mal contrôlée, la maladie est source de symptômes fréquents et gênants (trois asthmatiques sur dix sont amenés à restreindre leurs activités). Elle peut également mettre en jeu la vie du patient : chaque année 63.000 patients asthmatiques sont hospitalisés, tandis que 2.000 décès sont directement imputables à cette affection. Or une prise en charge bien adaptée permet d'éviter les manifestations les plus sévères.




Gérer et prévenir la crise d'asthme

Les traitements sont efficaces, mais nécessitent une surveillance et une adaptation régulière. Globalement, on distingue le traitement de crise et le traitement de fond. Le premier est un broncho-dilatateur d'action courte et rapide qui permet de soulager immédiatement la crise. Le second repose sur des corticoïdes inhalés afin de limiter les crises et les épisodes d'aggravation.

Pourtant, 68% des patients sont insuffisamment ou pas contrôlés (respectivement 21% et 47%). Cette constatation provient des résultats de l'étude européenne Inspire (International Asthma Patient Insight Research) menée auprès de 2.000 asthmatiques. Par ailleurs, près de la moitié des patients (47%) ont présenté une aggravation nécessitant une hospitalisation ou une consultation en urgence dans l'année écoulée.




Recours excessif aux bronchodilatateurs

L'insuffisance du contrôle se manifeste essentiellement par une prise très importante de bronchodilatateurs : 71% des patients interrogés les utilisent quotidiennement, voire plusieurs fois par jour. Or on considère que recourir aux bronchodilatateurs plus de quatre fois par semaine révèle un mauvais contrôle…
C'est ainsi que le nombre de périodes d'aggravation est important, avec 14 épisodes en moyenne chez les asthmatiques non contrôlés.

Pourtant, la grande majorité des patients reconnaît bien les signes précoces d'aggravation de son asthme et adapte spontanément son traitement en augmentant les doses de broncho-dilatateurs dès leur manifestation.





Négligence du traitement de fond

Finalement, le problème vient du traitement de fond. Les corticoïdes inhalées ne sont utilisés que tardivement (lors du pic d'aggravation et non avant) et à des doses trop faibles pour permettre d'obtenir l'effet anti-inflammatoire recherché et nécessaire à la prévention des aggravations.

En conclusion, les patients devraient être davantage formés sur la façon d'adapter leur traitement. Globalement, ils devraient recourir un peu moins souvent aux bronchodilatateurs (pas plus de 4 fois par semaine) et un peu plus aux corticoïdes. Ces derniers devant être utilisés durant la période d'accentuation des symptômes, laquelle est de 6 jours, entre le début et le pic d'aggravation.

Isabelle Eustache

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